jeudi 15 août 2013

Yatterman


Yatterman

Réalisation de Takashi Miike, production de Yoshinori Chiba

Yatterman est un film d'action humoristique réalisé par Takashi Miike en 2009 et basé sur l'anime du même nom. Malheureusement pas sortie dans les salles françaises, le film est sorti en DVD et Blu-Ray le 12 mai 2010. Véritable star du cinéma japonais, Takashi Miike a une fois de plus réussi à attirer les foules avec son film délirant et loufoque en amassant près 30 500 000 $ de recettes au box office japonais.
Attention, ce film est classé moins de 15 ans dans certains pays pour cause de grandes allusions sexuelles 

Le thème musical (qui est aussi la chanson de générique de fin) est chanté par groupe Arashi dont Sakurai Shô (le rôle principal) est le rappeur. il y a d'ailleurs était fait un clip en version animé avec des mini-aventures des membres en Yatterman, pour regarder c'est ici

Sortie DVD/Blu-Ray : 12 mai 2010
Casting principal :
Gan Takada : Sakurai Sho
Ai-Chan : Fukuda Saki
Doronjo : Fukada Kyoko
Boyacky : Namase Katsuhisa
Tonzra : Kendo Kobayashi

Gan Takada est l'héritier d'un grand magasin de jouet. Avec sa petite amie Ai-Chan, il s'occupe du magasin en tant de paix, mais lorsque le monde a besoin d'eux, ils se transforment tous deux en Yatterman n°1 et Yatterman n°2 accompagné de leur chien robot, Yatter-Waf. Une fois de plus, la bande à Doronjo fait des ravages, ils essayent de s'emparer de la Pierre Tête de Mort pour le compte de leur boss et ainsi exaucer son vœu maléfique. Les deux Yatterman doivent à tout prix les récupérer avant eux pour empêcher le monde de sombrer dans le chaos !

Marion

L'avis de Marion : Je l'avais évoqué pour Zebraman 1 et 2, voici enfin l'avis sur Yatterman, attention aux non-initiés à l'humour japonais ainsi qu'à cet univers très spécial, car Yatterman est sans conteste le film le plus débile que j'ai jamais vu mais aussi drôle.
   Comme je l'ai dit, ce film est une adaptation d'un très célèbre dessin animé au Japon qui a un succès fou qui a été diffusé des années 1977 à 1979, et fut remastérisé et rediffuser en 2008 avec un tout nouveau scénario en tout point identique à celui du film que voici. Ainsi, il n'est pas étonnant de constater des similitudes avec d'autres dessins animés dans le genre Pokémon (les héros qui affrontent toujours la Team Rocket, le schéma est grosso modo pareil avec Yatterman et la bande à Doronjo). Un scénario donc assez léger en apparence car inspiré d'un anime pour enfants. Cependant attention, ce n'est qu'une apparence pour la partie « enfant », le film est parsemé d'un humour gras, très « caca pipi » mais aussi avec quelques scènes perverses qui laissent … pantois.
   Là est le gros point fort du film. C'est du grand n'importe quoi jusqu'au bout mais tout est assumé. À la fois œuvre fidèle mais aussi paradis du super-héros, Yatterman n°1 et n°2 sont affublés d'armes dignes des Power Rangers et n'hésitent pas à crier le nom de leur attaque comme si cela allait changer quelque chose. Les méchants sont mis en avant par la plastique très avantageuse de Doronjo – qui semble confirmer le goût sado-maso de Takashi Miike quand on compare sa tenue à celle de Zebraqueen. Tout y est : héros à la fois braves et ridicules, méchants bien plus souvent ridicules que dangereux, idées les plus loufoques les une que les autres pour se battre, etc.
   Visuellement, le film est une réussite, les costumes sont bien faits – bien qu'un peu miséreux et loin de l'idée qu'on se fait d'un super héros – les effets spéciaux passent très bien à l'écran et le film est porté par ses acteurs qui n'ont pas froid aux yeux.
   Grande fan de Sakurai Shô, ça m'a d'abord fait un peu mal aux yeux de le voir en blond puis la prestance, la niaiserie et la légère débilité du personnage étant présente j'ai fini par oublier qu'il s'agissait de Sakurai Shô, fils bourge, rappeur depuis des années, très bon acteur qui m'aura fait passer des rires aux larmes, pour voir finalement que Gan Takada, mécanicien et inventeur de jouet doué mais un homme qui n'a rien compris au fille.
   En revanche Ai-Chan, interprétée par Fukuda Saki, manque un peu de relief. Le personnage est très peu présent et n'apporte pas grand chose au film hormis sa petite rivalité avec Doronjo.
   Doronjo est bel et bien le problème de Ai-Chan puisque la sublime méchante prend toute la place à l'écran – comme l'illustre parfaitement bien une scène où Ai-Chan essaye tant bien que mal de se faire une place dans la scène. Blonde délurée qui n'a peur de rien et qui finalement n'aspire qu'à une vie simple Doronjo n'est finalement que la touche sexy du film.
   Boyacky et Tonzra, eux, ne servent qu'à ce fameux humour gras, décalé et pervers. Ils s'illustrent avec Doronjo dans des scènes mythiques de chant avec chorégraphies.
   
  En somme, un film complètement déjanté qui laisse complètement baba la première fois qu'on le voit, où ne peux s'empêcher de se dire « mais qu'est ce que c'est que ce délire » tout en souriant de bonne grâce devant la profonde débilité du film. Un bon moment pour ma part mais un gros nanard pour ceux qui ne sont pas prêts ou initiés à l'humour japonais et, pire, à celui de Takashi Miike.

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