mercredi 8 mai 2013

La Flamme de la sorcière

Night World

La flamme de la sorcière

Editions Michel Lafon, 269 pages, traduction de I. Saint-Martin
La flamme de la sorcière est le neuvième et avant dernier tome de la saga de L. J. Smith, Night World. Comme le tome 7 et 8, ce tome-ci garde la trame  des Puissances Sauvages qui se poursuit. Paru en 1998 sous le titre de Witchlight, il fut publié en 2012 par Michel Lafon. Les fans doivent d'ailleurs s'armer de patience puisque le dixième et dernier tome est toujours en cours d'écriture.
Keller est une métamorphe capable de se transformer en panthère noire. Un atout indéniable pour les nombreuses missions qu'elle remplit. Accompagnée de ses deux acolytes, Nissa la vampire et Winnie la sorcière, elle récupère Iliana Harman, la Puissance Sauvage issue des sorcières, le jour même où elle se fait attaquer par un dragon. Le cercle de l'Aube doit la protéger coûte que coûte afin de l'unir au prince des métamorphes et obtenir ainsi leur alliance contre les vampires. Seulement la jeune fille nie obstinément être la Puissance Sauvage et se met sans cesse en danger afin de poursuivre une vie des plus normales. Comment Keller et son équipe parviendront-ils à la persuader afin d'éviter tout simplement … la fin du monde ?
Prix : Michel Lafon grand format : 14, 95 €
Marion
L'avis de Marion : J'ai été légèrement pas déçue mais surprise – dans le mauvais sens – par ce tome mais la faute n'en revient pas à L. J. Smith mais au résumé Michel Lafon qui, comme pour Le Secret du vampire, en révèle beaucoup trop.
  Je m'explique. Le résumé officiel met une fois de plus l'accent sur une histoire d'amour, de fatalité et d'âmes sœurs, seulement tous ces points là sont mineurs dans le scénario et n'interviennent que très tardivement dans le roman (bien après la moitié).  Ainsi donc, alors que le résumé Michel Lafon met la romance au centre du roman L. J. Smith met plutôt les enjeux de la fin du monde et les confrontations qui s'en découle. Au final le lecteur n'y perd pas au change, personnellement je préfère cette histoire un peu plus musclée que celle attendue par le résumé. L'avantage du scénario de La flamme de la sorcière, comme de ces deux prédécesseurs, est d'être beaucoup plus solide et mature – malgré les dix-sept petites années des héros – que la majorité des autres tomes.
  Une fois de plus, rien à redire sur l'écriture de L. J. Smith qui est limpide et apporte la légèreté requise pour ce genre de roman – qui se consomme – puisqu'il ne m'a fallu que deux heures pour le lire. Simple, concis avec quelques effets stylistiques qui relèvent et pimentent les scènes d'actions.
  La majorité des faits sont vus du point de Keller qui est plutôt intraitable et considère des choses comme la compassion et l'amour comme des faiblesses, de ce fait, elle s'emporte souvent sur des personnages comme Galen ou Iliana qu'elle trouve débiles et idéalistes pour ne pas dire « cucul ». Conséquence directe de ce point de vue, le lecteur peut avoir aussi une forte tendance à partager cet opinion sur Iliana, surtout elle d'ailleurs, et Galen. Pour ma part, il est vrai que Iliana m'est apparue très immature et tête à claque, elle peut s'avérer très agaçante.
  Galen a un comportement d'humain de base légèrement accompagné d'une tendance à l'optimisme quelque soit la situation. Un peu faible, il s'en avère pas moins touchant comparé aux autres héros humains des précédents, sans doute est-ce le fait d'être un métamorphe et donc qu'il n'a pas cette méconnaissance naïve des dangers du monde.
  Au final, passé le moment de surprise – toujours ce fameux résumé – j'ai passé un moment agréable et n'ai pas eu l'impression de perdre mon temps. Il ne me reste plus qu'à patienter pour connaître le fin mot de cette histoire de prophétie.


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