lundi 8 avril 2013

La mer des épées


La Légende de Drizzt

La mer des épées

Editions Milady, 384 pages, illustration de T. Lockwood, traduction de S. Quémener


La mer des épées est le treizième et dernier tome de La Légende de Drizzt, fameuse saga de R. A. Salvatore. The Sea of Swords est paru en 2001 aux Etats-Unis et fut publié comme tous les autres tomes une première fois chez Fleuve noir puis fut réédité chez Milady en 2011. Son succès a été tel que Milady est en rupture de stock pour ce tome. Heureusement, la sortie poche de ce tome a été annoncé pour septembre.


Wulfgar ne cesse d'arpenter la mer en compagnie de L'Esprit follet de la mer à la recherche de Crocs de l'égide, son fabuleux marteau de guerre que lui a offert son père adoptif Bruenor. Cependant, le barbare est toujours incertain de savoir qui il est vraiment. Est-il toujours un guerrier ? Une chose est certaine il est avant tout père et mari, ce qui pourrait bien le faire abandonner la poursuite. De leur côté les Compagnons du Castel coulent des jours heureux jusqu'à ce qu'ils interceptent une bande de brigand dont l'une des captives a été marqué sur l'épaule par un motif qui leur est bien connu : celui de Crocs de l'égide. Inquiets, les compagnons partent à la recherche de Wulfgar.
Prix : Milady grand format : 19, 80€
Milady poche : à venir en septembre

Marion

L'avis de Marion : Malheureusement, je trouve que Salvatore clôture sa saga sur une note de déception ce qui me fait réitérer mon propos : il aurait sans doute été préférable qu'il s'arrête à l'Invasiondes Ténèbres.
  Le scénario est si maigre et prévisible qu'il en est affligeant. J'ai été submergée par une énorme impression de vide. Une fois de plus, il ne se passe rien pendant les trois quarts du livre. J'ai eu l'impression que l'auteur balade ses personnages pour avoir un livre épais et conséquent parce qu'il y a vraiment rien de tangible dans ce roman. Pire, la fin n'en est pas vraiment une et est aussi niaise et happy end que je l'avais prévu.
  L'écriture simple et fluide de Salvatore, qui était un atout lors des combats, devient son plus gros point faible dans des romans comme celui-ci car à défaut de pouvoir se rattraper à un scénario, j'aurais aimer me rattraper à une langue développée et plus complexe afin de ne pas sauter des passages entiers voire des pages par ennui. Ce que j'ai été contrainte de faire. De plus, sa façon d'utiliser toujours les mêmes adjectifs pour les mêmes noms devient lassant au bout de treize tomes. L'épithète homérique est un repère oral de la Grèce antique, comme Ulysse aux milles ruses, etc., mais dans un livre moderne qui n'a pas besoin de repère oraux, c'est très pénible de revoir tout le temps « Taulmaril le magnifique Chercoeur » ou encore « le drow aux pieds légers » ainsi que « les cimeterres tournoyants » et je vous épargne ceux sur Guenhwyvar.
  Les nouveaux personnages introduits comme l'équipage de Sheila Kree ou Le'eorinel ne se démarquent pas d'originalité non plus. L'équipage notamment reste dans le lieu commun de la piraterie et de l'équipage purement féminin. Rien qui ne se détache des stéréotypes. L'auteur a cherché à faire un effet de retardement en dévoilant tardivement les raisons de Le'eorinel mais ce fut en vain car c'était très facile à deviner. Nos héros restent les mêmes hormis Régis qui semble déterminer à devenir plus héroïque. On attend un développement des relations qui ne semble jamais venir.
  En somme, La mer des épées est une grosse déception qui ne clôture pas l'aventure des héros, ou tout du moins ce cycle. Sur l'ensemble La légende de Drizzt est constituée de deux tiers de qualité, avec même quelques tomes excellents mais est trop entaché par une fin décadente. Ainsi je confirme de nouveau qu'il aurait fallu s'arrêter au tome neuf.

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