jeudi 14 février 2013

Death Note 2: The Last Name


Death Note 2

The Last Name

Réalisation de Shusuke Kaneko, production de Takahiro Sato

Death Note 2 : The Last Name est un film japonais réalisé par Shusuke Kaneko, qui reprends l'univers de Death Note qu'il avait adapté dans une première partie en 2006. Le film a été projeté sur les écrans japonais en 2006. Le film n'est pas sorti dans les salles françaises mais est sorti en DVD, distribué par Kaze et Dolby Digital. Le long métrage de 2h06 est inspiré du très célèbre manga du même nom qui est un best seller mondial. À l'image de l'oeuvre de Tsugumi Ooba et de Takeshi Obata, le film mêle fantastique, thriller et psychologie.
Il est disponible en DVD depuis 2008.

Casting principal :
(Les noms des personnages sont orthographiés à la japonaise)
Raito Yagami/ Kira : Tatsuya Fujiwara
Ryuuzaki/ L : Kenichi Matsuyama
Misa Amane : Erika Toda
Naomi Misora : Asaka Seto
Watari : Shunki Fujimura
Soichiro Yagami : Kaga Takeshi
Ryuuku (voix) : Shido Nakamura

Avec le meurtre de sa petite amie, Raito Yagami, alias Kira, a réussi un coup de maître qui lui donne la place tant désirée auprès des enquêteurs. Il se trouve donc au côté de L, communément appelé Ryuuzaki, et ne cesse de planifier mille morts pour le détective. Mais la situation se complexifie avec l'arrivée en scène d'un Kira II comme il se fait appeler. Celui-ci semble avoir le pouvoir de tuer d'un seul regard sans même voir les visages de ces victimes, pire, il tue ouvertement des civils et des policiers, en opposition direct avec les valeurs que prônaient Kira. Mais lorsque Kira II propose à son idole de se montrer leur shinigamis, Raito comprend qu'il a trouvé un éventuel allié. La bataille finale pour la justice a commencé.

Marion

L'avis de Marion : A l'image du premier film, Shusuke Kaneko se permet quelques entorses mineures au scénario d'origine du manga et va même jusqu'à nier et effacer toute une partie. Loin de me gêner, alors que je suis la première à être une de ses fans exigeantes sur la fidélité, ces entorses subliment le film et donnent satisfaction à de nombreux fans.
Avec l'arrivée du personnage de Misa Amane, on se rend très vite compte que les tomes ne pourront pas tenir en un film. Au final, le réalisateur et le scénariste font le choix d'arrêter l'adaptation au six premiers tomes de Death Note. Pourquoi cela n'est pas dérangeant ? Tout simplement parce que le scénario est dans l'ensemble respecté et surtout ce sont les meilleurs tomes du manga.
Une fois de plus, l'ambiance est géniale. Musique et plans se mèlent avec brio et l'arrivée de Remu, le shinigami de Misa, amène davantage de piquant, même si je trouve à redire sur ce personnage. Une fois de plus, je vais insister sur la musique qui donne, avec le jeu des acteurs, toute l'intensité du film. L'apparition des personnages est minutieusement mise en scène par des effets musicaux recherchés et très efficace qui apporte une tension dramatique et cruciale au film qu'il n'aurait pas sans le choix ingénieux des musiques. La rencontre des deux personnages principaux, Raito et L, fait monter la tension, déjà pesante, mais ajoute aussi un comique par le comportement singulier de Ryuuzaki envers Raito. J'en viens au personnage de Misa Amane qui est l'un des moins fidèles de la série. Je n'en reparlerai pas de ses cheveux mais ne serait-ce que les tenues. Il y en a des emblématiques, très connues, notamment celle lorsqu'elle se rend pour la première fois chez Raito, qui n'apparaissent absolument pas alors que des « cosplayers », ces fans qui se déguisent en personnages, arrivent à reproduire à la perfection ces tenues. Les costumiers auraient pu faire un effort là dessus. J'en viens de ce fait au jeu des acteurs. Une fois de plus, le film est à regarder en japonais sous-titré français puisque de nouveau le doublage est indécent.
Erika Toda est mauvaise. Elle rend le personnage de Misa complètement niais et stupide. Même si certes, Misa Amane est stupide, elle est néanmoins dotée d'astuce et d'un peu de caractère. Deux faits qu'elle n'interprète pas et la rend tout bonnement insupportable, notamment lors de la scène d'emprisonnement. Bref, Erika Toda a massacré Misa.
Remu est un personnage que les scénaristes ont un peut trop minimisé. Elle, oui oui, Remu est une fille, a une vraie relation avec Misa qui ne ressort absolument pas dans le film et toute l'intensité dramatique du personnage disparaît de ce fait. C'est dommage car c'est un personnage touchant et plus complexe qu'il ne la laisse apparaître.
Comme dans le premier film, Tatsuya Fujiwara et Kenichi Matsuyama se distinguent par leur interprétation saisissante. Un lien complexe s'est installé entre eux qui ne laissent pas entre-apercevoir une issue possible, si on a pas lu le manga bien entendu. Tatsuya Fujiwara passe magistralement du jeune homme amical à celui du désespéré pour terminer sur le psychopathe sociopathe sans limite. Kenichi Matsuyama reste dans un jeu calme, loufoque, à l'image du L de manga, mais aussi un peu limite sur ses méthodes. Deux grands acteurs qui se distinguent.
En somme, j'ai adoré ce film même si la grosse erreur « Misa » reste en travers de la gorge car elle est rattrapée par une fin au sommet qui laisse sans voix de cruauté, d'ironie et d'ingéniosité.

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