lundi 21 janvier 2013

L'Héritage


La Légende de Drizzt


L'Héritage

Editions Milady, 360 pages, illustration de T. Lockwood, traduction de E. Betsch


L'Héritage est le septième roman de la saga La Légende de Drizzt, une épopée qu'on doit à R. A. Salvatore fan des Royaumes Oubliés qu'a crée Ed Greenwood. Publié en 1992 aux Etats-Unis, The Legacy a été édité une première fois par Fleuve Noir en 1995 sous le titre des Revenants du fond du gouffre. Puis l'oeuvre fut publié intégralement par Milady en 2010 en grand format puis en poche en 2011.


Des jours heureux approchent, Castelmithral grouille de nains excités et pour cause, Catti-Brie, fille adoptive du roi Bruenor Marteaudeguerre, se marie avec son bien aimée Wulfgar ! Un événement majeur que ne pouvait rater Drizzt qui revient à la demeure des nains ainsi que Régis. Drizzt se sent en paix pour la première fois depuis longtemps, il n'a pas à porter tous les jours ses armes et ne regrette pas un seul instant d'avoir quitté sa cité maudite il y a de cela près de trente années. Et pourtant, rien n'est plus fort que les liens du sang dit-on. Il l'apprendra à ses dépens encerclé par les pièges diaboliques de sa sœur Vierna. Notre héros s'en sortira-t-il indemne ? Rien n'est sûr …
Prix : Milady broché : 19, 80 €
Milady poche : 7, 10 €

Marion

L'avis de Marion : Que dire si ce n'est : enfin le retour aux origines !
Enfin ! Je l'attendais, je l'espérais ! Le grand retour des survivants de la famille Do'Urden : Vierna et Dinin. La gentille sœur de Drizzt et le grand frère traumatisé par le talent du renégat. L'histoire a de nouveau ce piquant inédit que je n'avais pas trouvé depuis que Drizzt a quitté le monde sous-terrain (donc depuis Terre d'Exil). Une fois Drizzt à la surface, il n'a quasi aucune résistance digne de ce nom (hormis Entreri que je trouve pitoyable et décevant de tome en tome), alors avec des membres de sa famille vivant, il était obligatoire que l’histoire prenne un tel tournant, ne serait-ce que par logique mais aussi par intérêt au niveau des combats et surtout pour la confrontation aux siens de Drizzt, pour sa réaction et son moral psychologiquement parlant.
L'écriture est toujours aussi fluide et appréciable. L'auteur est suffisamment doué de sa plume pour m'avoir fait verser quelques larmes, chapeau bas, ce n'est pas donné à n'importe qui. Pour moi, cela vaut toutes les belles paroles du monde.
Les personnages évoluent dans un bel ensemble qui me plaît décidément beaucoup.
Drizzt s'accroche à ses principes mis une fois de plus à l'épreuve par la dure réalité– bien aidée par sa race aussi – qu'est la vie mais grâce à cette rencontre qu'il aurait préféré ne jamais avoir, il peut aussi revenir sur lui-même, sur les changements qui ont survenus en lui-même depuis que le jeune elfe qu'il était à quitter Menzoberranzan. Une rétrospective sur soi-même bien intéressante pour nous, lecteurs.
Wulfgar s'enfonce toujours plus dans l'imbécilité et la brutalité de son peuple pour mon plus grand plaisir. La perspective du mariage fait ressortir en lui tous les préjugés dans son peuple qui considère les femmes guère mieux que des esclaves. Bonne à procréer et à faire le repas. Bien sûr, il ne tombe pas aussi bas auprès de sa Catt-Brie mais la bride tout de même ce qui nous fait arriver à Catt-Brie elle-même.
La jeune femme devient donc plus caractérielle, elle refuse d'être considérée comme un petit objet fragile à protéger ou de ne plus prendre part au combat. Mais elle comprend aussi le problème de son amoureux et essaye de ne pas lui compliquer encore plus la tâche en lui faisant front directement. Hormis cela et ses belles paroles pour Dirzzt, il faut avouer que Catti-Brie n'a pas beaucoup d'intérêt. Quel dommage pour le seul personnage féminin de la série.
Comme je le disais, Artemis Entreri est un personnage décevant, il n'a qu'une obsession : Drizzt. Une obsession qui frise le ridicule tellement elle l'obsède. Il veut le défaire dans un combat loyal, tout en s'abstenant de l'être lui-même, et peut-être même le tuer, mais cette idée le satisfait et déçoit à la fois puisqu'il n'aurait plus d'adversaire à sa taille. Une contradiction d'esprit que je comprends et conçois aisément mais je n'en reste pas moins déçu. De plus, lui qui se targue de travailler seul, hé bien c'est un peu loupé tout de même.
R. A. Salvatore signe un retour au source avec ce septième tome qui en fait le meilleur depuis les trois premiers.

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