vendredi 7 décembre 2012

L'Éclat de cristal


La légende de Drizzt

L'Éclat de cristal

Editions Milady, 360 pages, illustration de T. Lockwood, traduction de F. Cointot.


L'Éclat de cristal, Crystal Shard de son titre original, est le quatrième tome des aventures de l'elfe noir Drizzt, un héros mythique inventé par R. A. Salvatore évoluant dans l'univers crée par Ed Greenwood. Il fut publié en 1995 chez Fleuve Noir mais l'édition ne comportait qu'une traduction partielle de l'oeuvre. En 2009, Milady publie une édition intégrale brochée qui sera suivi en 2010 d'une édition poche.

Dans le Valbise, Akar Kessel, un apprenti sorcier incompétent, se fait tromper par ses camarades et est abandonné dans la montagne enneigée. Il est condamné à mourir de froid. Jusqu'à ce qu'il trouve Creshinibon, une relique magique qui lui sauve la vie mais aussi s'empare de son âme pour le pousser vers une quête de puissance. Non loin de là, les Dix-Cités devront affronter une menace encore plus pressante, les barbares se réunissent pour les envahir et nulle pitié ne les arrêtera. Mais une fois de plus, Drizzt, aidé de ses amis Bruenor, Régis et Wulfgar, va changer le cours des choses.
Prix : Milady broché : 19, 80 €
Milady pocket : 7, 10 €

Marion

L'avis de Marion : Cette fois-ci, Drizzt déçoit légèrement mais promet des aventures palpitantes pour la suite.
En effet, l'histoire est très, trop, longue à s'installer. Une fatigante description de la région de Valbise enlise le début du récit et est tellement monotone que je me souviens même plus à quoi elle sert. R. A. Salvatore instaure ensuite l'histoire de Akar Kessel mais la coupe brusquement pour en entamer une autre. Cela aurait pu être intéressant si l'auteur n'avait pas multiplié les nouvelles ouvertures dans son scénario. Résultat, les quêtes semblent soit trop courtes soit trop longues ou pire trop longues à être mises en place et brusquement finies trop tôt. Dommage.
L'écriture m'a moins captivée qu'auparavant, pire, elle m'a lassée à cause du scénario qui aurait pu être mieux. Le pire étant la bataille finale, qui à force de trop de combats différentes avec plusieurs races, est rendue incompréhensible si on a le malheur d'interrompre sa lecture et il n'y a même pas parfois besoin de s'arrêter pour ne plus comprendre. C'est vraiment dommage car le potentiel, que j'ai vu être exploité dans les trois précédents tomes, est tout bonnement énorme.
Les personnages sont le seul point positif de ce livre. Drizzt est toujours fidèle à lui-même, emprunt d'une férocité au combat mais d'une sagesse de paroles. J'ai pu découvrir une autre facette de ce personnage fascinant en le voyant professeur, ce qui était un ravissement. J'ai aussi aimé voir davantage Bruenor, un personnage bourru mais au grand cœur, un nain, un vrai, qui n'a pas peur de ses opinions et qui soutient toujours ses amis. Puis vient le personnage de Wulfgar. Là c'est vraiment intéressant, on explore une nouvelle race : les barbares. Bourru, méfiant envers la magie, colérique, assoiffé de sang et de violence, le barbare n'est pas vraiment l'être le plus sympathique qu'on espérerait croiser. Cependant, une fois de plus il se révèle être un personnage extraordinaire qui se détache de sa race, finalement il semblerait que Bruenor et Régis soient les seuls « normaux » dans cette aventure. J'espère voir aussi le personnage de Catti-Brie se développer.
Au final, le livre est vraiment très décevant, seul l'attachement que j'ai pour les personnages m'a fait continuer ma lecture. Heureusement le cinquième tome semble plus convaincant et prometteur.

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