samedi 29 décembre 2012

La Dame aux dragons


La Ballade de Pern


La Dame aux dragons

Éditions Pocket, 414 pages, illustration de W. Siudmak, traduction de S. Hilling


La Dame aux dragons est un roman issu de La Ballade de Pern écrite par la célèbre Anne McCaffrey. Ce volume, publié en 1983 chez Ballantine aux Etats-Unis, est traditionnellement regroupé dans le sous-cycle de L'Épidémie avec Histoire de Nerilka. Dragonlady fut publié en 1990 en France par Pocket qui maintient Simone Hiling à la traduction de la saga.
L'histoire se situe lors du sixième passage des Fils – F'lar et Lessa se trouvent au neuvième passage – où apprentissage des ballades et devoirs envers les Weyrs n'étaient pas en perdition. Ce livre est le récit détaillé de La Ballade du Vol de Moreta qu'on peut lire dans Le Dragon-Chanteur de Pern.


Il ne reste que huit années avant la fin du passage des Fils. Après ces huit années passées, les chevaliers-dragons pourront profiter d'un repos mérité après vingt ans, et plus pour certains, de lutte acharnée contre les Fils. Moreta, maîtresse de Orlith, Dame du Weyr de Fort, n'aspire qu'à cela pour enfin profiter de la vie. Seulement la destin et la curiosité humaine en ont décidé autrement. Alors que deux fêtes ont lieu sur Pern, les marins de Keroon ont ramené un félin étrange venant du continent méridional et l'ont exposé à la fête d'Ista. Ils ignoraient alors qu'ils venaient d'exposer par la même occasion plus de trente mille personnes à une maladie redoutable qui progresse très vite à travers les terres. L'épidémie est déclarée et elles touchent tout le monde, même les chevaliers-dragons, les peuples de Pern pourront-ils survivre à la double menace des Fils et de la maladie ?
Prix : Pocket Intégrale II : 12, 80 € avec deux autres titres.
Marion

L'avis de Marion : Pour ma part, je pense qu'avec La Dame aux Dragons, Anne McCaffrey signe son meilleur livre et de loin. En voici les raisons.
L'histoire peut paraître simple d'approche mais elle soulève tellement de points d'importance qu'on en oublie cet aspect. S'il est vrai qu'aujourd'hui on a aucun problème avec la grippe, cette maladie qui frappe Pern, dans l'âge reculé de Pern qui a perdu bon nombre des connaissances et techniques de leurs ancêtres, celle-ci se révèle fatale. On peut donc observer une fois de plus Pern en pleine crise. Un point négatif toutefois, la fin du roman est très belle et philosophique mais qu'en est-il de la fin de l'épidémie ? On se le demande toujours.
L'écriture de Anne McCaffrey est toujours aussi bluffante. Dans un style simple, clair mais à la fois touchant, elle a réussi à me faire pleurer à chaudes larmes alors que ma lecture était entrecoupée. Si cela n'est pas du talent, je ne sais pas ce que c'est ! Sa façon d'écrire est telle qu'on comprend tout avec une facilité déconcertante mais qu'on ne lit pas le livre d'une traite, on le savoure et progresse lentement sans même s'en rendre compte. Fabuleux. Mon édition de 1991 est cependant truffée de coquille et faute d'orthographe notamment sur les prénoms, dommage, espérons toutefois que Pocket a corrigé de nouveau ses textes pour la réédition.
Moreta est devenue mon héroïne, Lessa fait pâle figure à côté d'elle. C'est une femme forte qui sait où se trouve son devoir et accepte tout en raison de celui-ci même de des décisions qui lui brisent le cœur. Mais en même temps, elle reste terriblement humaine, à souhaiter si désespérément la fin de l'Intervalle pour vivre une vie qu'elle choisirait un peu plus libérée de ses contraintes en tant que Dame du Weyr et chevalier-dragon.
Alessan est aussi un personnage intéressant. Totalement dévoué à son fort, rongé par le deuil d'une femme morte trop tôt, un homme courageux qui n'a rien a envié aux chevaliers-dragons. Dommage qu'en sache pas plus sur lui à la fin du livre.
J'ai donc adoré ce roman qui est pour ma part le chef d'oeuvre de Anne McCaffrey et aurait mérité un prix à l'image du Dragon Blanc, mon deuxième coup de cœur.

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