jeudi 12 juillet 2012

Sang-pitié

L'Agent des Ombres


Sang-pitié


Éditions Pocket, 441 pages, illustration de Julien Delval


De Michel Robert, Sang-pitié est le troisième volume du cycle de L'Agent des Ombres, commencé en 2004 et qui compte à ce jour six tomes. Celui-ci est sorti en 2006 aux éditions Mnémos puis a été réédité chez Pocket en 2009. De même que les deux premiers tomes, Julien Delval a réalisé la couverture de Sang-pitié, une des plus réussies à mon goût avec Belle de Mort, cinquième tome de la série.
Une fois de plus, ce tome est déconseillé à un public trop jeune, de moins de quinze ans, à cause des scènes de violence et de sexes très détaillées.


Morion, prince des Apparences et maître de Cellendhyll, a promu ce dernier pour le féliciter de la réussite de chacune de ses missions. Désormais, il est à la tête d'un escadron d'élite qu'il devra former et composer lui-même avec l'aide de son comparse Gheritarish. De son côté, Estrée continue son double jeu devenu plus dangereux que jamais, l'emprise de la bleu-songe ne cessant de croitre et son état empirant de jour en jour. Pour le plus grand bonheur – et malheur – d'Estrée son chemin croisera celui de son bel Adhan mais ce chemin se révèle aussi dangereux et sang-pitié.
Prix: Pocket: 8, 40 €
Mnémos: 21 €

Marion

L'avis de Marion : Ce tome fait parti de mes favoris du cycle par la présence constante de Gheritarish, l'ambiance qui s'en dégage de ce fait, le cadre très spécial de l'escadron qui varie le roman et bien entendu le très complexe personnage d'Estrée qui devient plus présent que jamais. Le rythme est toujours aussi soutenu, il n'y a pas le temps de s'ennuyer et c'est tant mieux. Les scènes de combats sont égales à elles-même, précise, claire, fluide, dotées d'un vocabulaire riche et varié. Le personnage de Maurice devient un peu trop répétitif, doublé d'incompréhensible comme à son habitude, mais ajoute un charme mystérieux à la série. Avec autant de personnages féminins à dispositions, érotisme et romance prennent une place un peu plus importante – même si je n'oublie pas Devora qui tenait une grande place « romance » dans Coeur de Loki. Ce jeu d'alternance, avec la violence et l'humour noir qui caractérise L'Agent des Ombres, est un rythme qu'on prend bien vite mais qui est peut-être trop présent dans chacune des œuvres de l'auteur, ajoutant un aspect quelque peu monotone. L'histoire de fond, les manigances politiques et les quelques subtilités ne sont pas prévisible mais malheureusement une grosse partie le demeure, à savoir, Cellendhyll est contrarié alors il tue, Cellendhyll se fait vaincre alors il n'en devient que plus fort et tue, quoiqu'il se dresse sur la route du guerrier, le tout se finit dans la violence et la perfection guerrière de Cellendhyll qui en ressort toujours vainqueur. À croire qu'il ne sait rien faire d'autre.
Somme toute, le livre reste l'un de mes préférés du point de vue de l'évolution des personnages et ces répétitions ne m'a pas empêché de passer un bon moment puisque j'ai fini le cycle d'un trait.

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